Importance d’une évaluation transversale dans le diagnostic orthophonique des troubles des apprentissages : fonctions non verbales, attention et fonctions exécutives.

  • Titre :

    « Importance d’une évaluation transversale dans le diagnostic orthophonique des troubles des apprentissages :fonctions non verbales, attention et fonctions exécutives. Apport de la Batterie Modulable de Tests Informatisée.»
  • Intervenant :

    Monique TOUZIN.
  • Résumé :

    Présentation de la démarche diagnostique d’un trouble des apprentissages : en partant de laplainte du patient, des épreuves évaluant les compétences dans différents domaines sont nécessaires pour comprendre les difficultés présentées et avancerpas à pas vers le diagnostic. Outre le diagnostic orthophonique, cette démarche permet d’orienter vers des examens complémentaires pour ajuster au mieux lesprises en charge. La démarche sera illustrée par l’utilisation de la Batterie Modulable de Tests informatisée qui permet l’évaluation de 4 grands domaines :apprentissages, fonctions verbales, fonctions non verbales, attentions et fonctions exécutives. Des études de cas permettront de s’approprier ladémarche.
  • Programme :

    • 1ère journée :

      • 9h00-9h15 : Accueil et tour de table : formations antérieures et expériences. Synthèse et résumé des attentes des stagiaires + retour sur les questionnairepré-formation (grilles APP).
      • 9h15-10h15 : Introduction : intérêt d’un regard transversal dans les évaluations orthophoniques

      • 10h15-10h30 : pause de 15 mn

      • 10h30-11h30 : Construction des outils : domaines évalués, classes, étalonnages. Présentation générale de la BMT-i
      • 11h30-12h30 : 1ère partie de « Présentation du domaine verbal » : évocation lexicale, compréhension lexicale, expressionsyntaxique, compréhension syntaxique, phonologie, raisonnement

      • 12h30-14h00 : Repas

      • 14h00-15h00 : 2ème partie de « Présentation du domaine verbal » : évocation lexicale, compréhension lexicale, expressionsyntaxique, compréhension syntaxique, phonologie, raisonnement
      • 15h00-16h45 avec une pause de 15 minutes dans l’après-midi : Présentation du domaine non verbal : Graphismes, complétion de formes, construction avec les cubes,planification.
      • 16h45-17h30 : Les apprentissages : le langage écrit : Lecture et dictée
    • 2ème journée :

      • 9h00-11h00 : Les apprentissages : la cognition mathématique : dictée et lecture de nombres, base 10, calcul mental, résolution de problèmes, opérations, chaîneverbale, comparaison de 2 codes.

      • 11h00-11h15 : pause de 15 mn

      • 11h15-12h30 : 1ère partie de « Attention et fonctions exécutives » : attention auditive et visuelle, Tour de Paris, empans dechiffres.

      • 12h30-14h00 : Repas

      • 14h00-15h15 : 1ère partie de « Attention et fonctions exécutives » : attention auditive et visuelle, Tour de Paris, empans dechiffres.
      • 15h15-16h15 : Présentation et interprétation des résultats

      • 16h15-16h30 : pause de 15 mn

      • 16h30-17h15 : Etudes de cas : analyse des profils de résultats, discussion diagnostique et rééducative
      • 17h15-17h30   :   Synthèse   -   Questions/Réponses   –    Questionnaire   de   satisfaction   + questionnaire d’impact avec corrections.
  • Durée :

    2 jours soit 14 heures en présentiel
  • Déroulé pédagogique de l’action :

    1. Activité d’analyse des pratiques (APP) en non présentiel, pré-session cognitive (grille à remplirdirectement sur le internet de l’AEPVLC www.aepvlc.fr).
    2. Session cognitive présentielle.
    3. Activité d’EPP en non-présentiel, post-session cognitive.
  • Mise en œuvre des méthodes HAS :

    Approche dominante : cognitive complétée par une action d’analyses des pratiques articulée avec l’actioncognitive.
  • Moyen d’Encadrement :

    Un représentant de l’AEPVLC, sera présent lors de cette formation, pour assurer le suivi de l’enseignement etvérifier le bon fonctionnement de la formation.
    Une liste d’émargement sera signée au début de chaque demi-journée.
    Le responsable des relations avec les stagiaires est joignable par téléphone au 06.95.68.56.74, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.ainsi que par courrier postal à : AEPVLC – 11 rue du Haut Pavé – 91150 – ETAMPES.
  • Méthodes pédagogiques mises en œuvre :

    • support power point/pdf remis au stagiaire 10 jours avant le début du module,
    • supports écrits et vidéos,
    • ateliers, travaux pratiques, jeux de rôle.
  • Méthodes d’évaluation de l’action proposée :

    Questionnaire d’Evaluation des Pratiques Professionnels :

    La grille d’EPP est une méthode d’évaluation des pratiques qui mesure les écarts entre la pratique réelleobservée et la pratique attendue ou recommandée (recommandations de bonne pratique…) à partir de critères d’évaluation.

    En fonction des résultats d’une première analyse des pratiques professionnels, les professionnels mettent enplace des actions d’amélioration de la qualité des soins.

    L’impact de ces actions est évalué par une nouvelle mesure des écarts entre la pratique réelle observée etla pratique attendue ou recommandée selon les mêmes critères d’évaluation.

    Questionnaire de satisfaction :

    Un questionnaire de sortie de stage (évaluation critique de la formation par les participants) sera remis auxstagiaires à la fin de la session présentielle.

    Questionnaire d’évaluation des acquis :

    Analyse collective et rétrospective de cas cliniques ayant pour objectif la mise enœuvre et le suivi pour améliorer la qualité et la sécurité des soins.

    Questionnaire d’évaluation de l’amélioration des pratiques à distance :

    Les questionnaires de satisfaction font l’objet d’une analyse qualitative et quantitative desrésultats pour l’Association.

    Les questionnaires d’évaluation des acquis sont analysés par le formateur.

    L’analyse des réponses aux questionnaires met en évidence les moyens pédagogiques ayant eu le plus d’impact sur la pratique professionnelle des stagiaires, leur satisfaction et leur implication, ce qui permet au comité de pilotage de dégager des axes pertinents d’amélioration des formations ultérieures à mettre en œuvre, en terme de contenu, d’objectifs de formation,et de moyens.
  • Bibliographie :

    • AMERICAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION. (2013). Diagnostic and statistical manual of disorders, 5th ed. Washington, DC : American Psychiatric Association.
    • BILLARD C., MIRASSOU A., TOUZIN M. (2018): BMT-I, Orthoedition, Isbergues
    • BLANC, N. (2009). Lecture et habiletés de compréhension chez l’enfant. Paris : Dunod.
    • BOYSSON BARDIES (De), B. (1999). Comment la parole vient aux enfants. Paris : Odile Jacob.
    • BRONCKART, J.P. (1985). Le fonctionnement du discours. Paris, Neufchâtel : Delachaux et Niestlé
    • CATACH, N. (1995). L’orthographe française. 3ème édition. Nathan.
    • COLE, P. (2012) (sous la dir. de) Lecture et pathologies du langage oral. Grenoble : PUF
    • COLE, P., ROYER, C. (2004). Apprentissage de la lecture et compétences morphologiques. In : Apprentissage de la lecture et dyslexie. (pp. 43-68) Valdois, S, Colé, P., David (Eds). Solal.
    • COQUET, F., FERRAND, P., ROUSTIT, J. (2009), EVALO 2-6 – Batterie d’évaluation du langage oral chez le jeune enfant de 2 à 6 ans, Ortho Edition.
    • De WECK, G. (2004). Les troubles pragmatiques et discursifs dans la dysphasie. Enfance, 1, 91-106
    • De WECK, G., MARRO, P. (2010). Les troubles du langage chez l’enfant. Issy les Moulineaux- Elsevier : Masson.
    • DEHAENE, S. (2011). Apprendre à lire : des sciences cognitives à la salle de classe. Odile Jacob : Paris.
    • DEVEVEY, A., KUNZ, L. (2013). Les troubles spécifiques du langage: pathologies ou variations? De Boeck: Bruxelles.
    • LAUNAY, L. (2015). Vers un diagnostic argumenté de la dyslexie et/ou de la dysorthographie développementale. Rééducation Orthophonique, 262, OrthoEdition, Isbergues
    • LECOCQ, P., CASALIS, S., LEUWERS, C., WATTEAU, N. (1996). Apprentissage de la lecture et compréhension d’énoncés. Lille : Presses universitaires du Septentrion.
    • MAEDER, C. (2010). Différences dans les types de réponses et de stratégies dans une tâche de compréhension d’énoncés en fonction des troublesprésentés par les enfants entre 8ans 6mois et 15ans 11mois. In : Le langage oral : données actuelles et perspectives en orthophonie. Sous dir. De Thierry Rousseau et FrançoiseValette-Fruhinsholz. Ortho Edition, 235-253.
    • MAILLART, C., ORBAN, A. (2008). Les dysphasies de l’enfant. A.N.A.E., 99, 192-194.
    • MAZEAU, M. (2005). Neuropsychologie et troubles des apprentissages. Du symptôme à la rééducation. Masson: Paris.
    • MAZEAU, M., MORET, A. (2013). Le syndrome dys-exécutif chez l’enfant et l’adolescent. Répercussions scolaires et comportementales. Elsevier Masson:Issy-les-moulineaux.
    • MONFORT, M., JUAREZ-SANCHEZ, A., MONFORT-JUAREZ, I. (2005). Les troubles de la pragmatique chez l’enfant, Ortho Edition – Entha.
    • NADER-GROSBOIS, N. (2006). Le développement cognitif et communicatif du jeune enfant : du normal au pathologique. Coll. Questions de personnes, DeBoeck supérieur.
    • PASQUET, F. (2016). Analyse cognitive des dysfonctionnements développementaux du langage oral : apports pour le diagnostic et laremédiation. Les entretiens de Bichat. 27-35
    • PERDRIX, R. (2016). Les troubles spécifiques du langage écrit chez le sujet : méthodologie diagnostique, clinique orthophonique. In J.M. Kremer, E. Lederlé, C. Maeder. Le guide de l’orthophoniste. Paris : Lavoisier.
    • SPRENGER-CHAROLLES, L., COLE, P. (2013). Lecture et dyslexie. Approche cognitive. Dunod, Paris.
    • ZESIGER, P. (2003). Acquisition et troubles de l'écriture, P.U.F. Enfance, 2003/1 - Vol. 55, pages 56 à 64.