Intervention orthophonique auprès des jeunes présentant une dyslexie-dysorthographie : comment généraliser les acquis obtenus en intervention orthophonique par l’enfant à troubles développementaux et aider à leur transfert sur sa scolarité.

  • Titre :

    « Intervention orthophonique auprès des jeunes présentant une dyslexie-dysorthographie : Comment généraliser les acquis obtenus en intervention orthophonique par l’enfant à troubles développementaux et aider à leurtransfert sur sa scolarité »
  • Intervenant :

    Dominique CRUNELLE
  • Résumé :

    L’élève dyslexique est un élève « différent » dont la réussite scolaire dépend enparticulier des acquis obtenus par l’intervention orthophonique et de leur transfert sur sa scolarité. Ces transferts reposent sur les aménagements pédagogiques qui lui sont proposés à l’école.

    Lorsqu’il arrive au collège, puis au lycée, il est, plus que les autres, perturbé parcette nouvelle organisation scolaire et ses exigences. Il est essentiel que les enseignants de toutes disciplines connaissent les caractéristiques et lesmanifestations du trouble qui l’affecte et acceptent de lui apporter les aides indispensables à ses apprentissages. L’orthophoniste a alors un rôle deformateur et de guide des enseignants, de médiateur entre enfant/ enseignants/parents.

    Le formateur présentera et donnera aux orthophonistes stagiaires des documents de présentation de la dyslexie -dysorthographie à l’intention des enseignants.

    Il précisera les spécificités professionnelles, en différenciant les objectifs derepérage, de dépistage et de diagnostic, ainsi que ceux de rééducation et de proposition d’aménagements pédagogiques.
    Il présentera les différents plans mis en place par l’éducation nationale : PAP, PAI, PPRE, PPS…

    Les types d’aides tant rééducatives que pédagogiques seront différenciées, tantdans leurs modalités que dans leurs objectifs : stratégies de renforcement, de contournement et de remédiation.
    Seront déclinées les différentes aides pédagogiques possibles en primaire, au collègeet au lycée, dans les différentes disciplines.

    Le PIAPEDE (Protocole d’Identification de l’Aménagement Pédagogique et d’Examenpour un élève en Difficulté à l’Ecrit) sera présenté, avec une étude de cas.
  • Programme :

    • 1ère journée :

      • 9h00–9h30 : présentation du formateur et rappel des objectifs de la session. Présentation de la problématique. Synthèse etrésumé des attentes des stagiaires + retour sur les questionnaire pré- formation (grilles APP).

      • 9h30–10h00 : Tour de table et identification des besoins des participants

      • 10h00–11h00 : Les « dys » : rappels.

      • 11h00-11h15 : pause de 15 mn

      • 11h15–12h30 : Les dyslexies dysorthographies : différentes formes, conséquences développementales et scolaires

      • 12h30 – 14h : repas

      • 14h00-15h00 : Spécificités professionnelles : concepts de repérage, de dépistage, de diagnostic. Apports rééducatifs etpédagogiques

      • 15h30–16h00 : Les aides de l’Education Nationale : PAI, PPS, PPRE

      • 16h00-16h15 : Pause

      • 16h15 – 17h30 : Repérer et mettre en place les stratégies d’aides rééducatives et pédagogiques: stratégies de renforcementde l’écrit, de contournement et de remédiation
    • 2ème journée :

      • 9h00-9h30 : Quelle restitution aux enseignants des conclusions de l’évaluation orthophonique

      • 9h30-10h45 : Présentation d’un outil : le PIAPEDE (Protocole d’Identification desAménagements pédagogiques et d’Examen Pour un Elève Dyslexique)

      • 10h45-11h00 : pause de 15 mn

      • 11h00–12h30 : Faciliter l’implication parentale ; aide aux devoirs.

      • 12h30 – 14h : repas

      • 14h00- 16h15 : Proposition d’aides pédagogiques en primaire, au collège et au lycée:

        • Proposition d’un cahier de liaison enseignants/orthophoniste
        • Organisation de réunions de synthèse
        • Faciliter l’implication parentale ; aide aux devoirs.
      • 16h15-16h30 : Pause

      • 16h30 – 17h30 : Questionnaire de satisfaction + questionnaire de validation des acquis- Correction et conclusion.
  • Durée :

    2 jours soit 14 heures en présentiel
  • Déroulé pédagogique de l’action :

    1. Activité d’analyse des pratiques (APP) en non présentiel, pré-session cognitive (grille à remplir directement sur le internet de l’AEPVLC www.aepvlc.fr).
    2. Session cognitive présentielle.
    3. Activité d’EPP en non-présentiel, post-session cognitive.
  • Mise en œuvre des méthodes HAS :

    Approche dominante : cognitive complétée par une action d’analyses des pratiques articulée avec l’action cognitive.
  • Moyen d’Encadrement :

    Un représentant de l’AEPVLC, sera présent lors de cette formation, pour assurer le suivi de l’enseignement et vérifier lebon fonctionnement de la formation.
    Une liste d’émargement sera signée au début de chaque demi-journée.
    Le responsable des relations avec les stagiaires est joignable par téléphone au 06.95.68.56.74, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.ainsi que par courrier postal à : AEPVLC – 11 rue du Haut Pavé – 91150 – ETAMPES.
  • Méthodes pédagogiques mises en œuvre :

    • Support power point/pdf remis au stagiaire 10 jours avant le début du module,
    • Supports écrits et vidéos,
    • Ateliers, travaux pratiques, jeux de rôle.
  • Méthodes d’évaluation de l’action proposée :

    Questionnaire d’Evaluation des Pratiques Professionnels :

    La grille d’EPP est une méthode d’évaluation des pratiques qui mesure les écarts entre la pratique réelleobservée et la pratique attendue ou recommandée (recommandations de bonne pratique…) à partir de critères d’évaluation.

    En fonction des résultats d’une première analyse des pratiques professionnels, les professionnels mettent en place desactions d’amélioration de la qualité des soins.

    L’impact de ces actions est évalué par une nouvelle mesure des écarts entre la pratique réelle observée et la pratiqueattendue ou recommandée selon les mêmes critères d’évaluation.

    Questionnaire de satisfaction :

    Un questionnaire de sortie de stage (évaluation critique de la formation par les participants) sera remis auxstagiaires à la fin de la session présentielle.

    Questionnaire d’évaluation des acquis :

    Analyse collective et rétrospective de cas cliniques ayant pour objectif la mise en œuvre et le suivi pour améliorerla qualité et la sécurité des soins.

    Questionnaire d’évaluation de l’amélioration des pratiques à distance :

    Les questionnaires de satisfaction font l’objet d’une analyse qualitative et quantitative des résultats pourl’Association.

    Les questionnaires d’évaluation des acquis sont analysés par le formateur.

    L’analyse des réponses aux questionnaires met en évidence les moyens pédagogiques ayanteu le plus d’impact sur la pratique professionnelle des stagiaires, leur satisfaction et leur implication, ce qui permet au comité de pilotage de dégager des axes pertinents d’amélioration des formations ultérieures àmettre en œuvre, en terme de contenu, d’objectifs de formation, et de moyens.
  • Bibliographie :

    • BERNSTEIN B. (1975), Langage et classes sociales. Codes socio-linguistiques et contrôle social, Paris, Les Editions de Minuit.
    • CRUNELLE D., DAMAREY C., PLANCQ L., (2002), « Difficultés scolaires en 6ème de REP :identification et remédiations », Lille : Recherches n°36
    • CRUNELLE D. (2008), Dyslexie ou difficultés scolaires au collège : quelles pédagogies,quelles remédiations ? Tome 1, CRDP, Lille
    • CRUNELLE D. (2010) Dyslexie ou difficultés scolaires au collège : quelles pédagogies, quelles remédiations ? Tome 2, CRDP, Lille
    • LACOSTE O. (1994), Géopolitique de la santé. Le cas du Nord-Pas-de-Calais, Lille, Enquête du Conseil Régional.
    • LAHIRE B. (1995), Tableaux de famille, Paris, Hautes Etudes Gallimard, Le Seuil.
    • LEDUC C. (2009) Difficultés scolaires ou dyslexie : quels aménagements pédagogiques ? Quels aménagements d’examens ? Propositiond’un outil d’identification de l’école primaire jusqu’au baccalauréat : le PIAPEDE.
    • MEIRIEU P. (1985), l’école mode d’emploi – des méthodes actives à la pédagogie différenciée, Paris : ESF Editeur, Collection Pédagogies.
    • PERRENOUD P. (1997), Pédagogie différenciée : des intentions à l’action, Paris: ESF Editeur, Collectif Pédagogies, page 6.
    • PIQUART A., CAPIOMONT G., OBERTIN O. (1987), A la rencontre de l’enfant de milieu très défavorisé ou ambiguïté du retard psychiatrique sur ces « gens-là », Psychiatrie de l’enfant,volume XXX.
    • Rapport INSERM (2007) Troubles de l’apprentissage.
    • VALLEE L., DELLATOLAS G. (2005) « Recommandations sur les outils de Repérage, Dépistage et Diagnostic pour les Enfants atteints d’un Trouble Spécifique du Langage ». Rapport de la commission d’experts chargée d’élaborer au niveau national des recommandationssur les outils à usage des professionnels de l’enfance dans le cadre du plan d’action pour les enfants atteints d’un trouble spécifique du langage.