Le bredouillement, savoir l’identifier pour pouvoir le soigner.

  •  Titre:

    «Le bredouillement, savoir l’identifier pour pouvoir le soigner»
  • Intervenant:

    Véronique Aumont-Boucand.
  • Résumé:

    Le bredouillement est un trouble de la fluence verbale qui se caractérise par un débit anormalement rapide et/ou irrégulier. Le terme français est mal choisi car il ne reflète pas la complexité du trouble comme le fait le mot anglais, «cluttering» qui signifie «désordre, encombrement». Rien n’est clair dans le bredouillement, depuis l’ordonnancementdes idées jusqu'à leur expression. Son incidence dans la population générale est plus importante que celle du bégaiement. Il provoque souventl’incompréhension ou l’agacement. Ce syndrome complexe nécessite un bilan et une prise en charge adaptés.
  • Programme:

    • 1ère journée:

      • 9h - 9h30: Présentation du cadre, du formateur et rappel des objectifs de la session. Synthèse et résumé desattentes des stagiaires + retour sur les questionnaire pré-formation (grilles APP).

      • 9h30 - 12h30: (avec 15 minutes de pause dans la matinée):
        Présentation générale du bredouillement
        • Définitions
        • Données actuelles
        • Savoir identifier un bredouillement + vidéos
        • Diagnostic différentiel bégaiement/bredouillement
      • 12h30 - 14h : repas

      • 14h00 - 17h00: (avec 15 minutes de pause dans l’après-midi):
        • Le bilan
        • Les tests quantitatifs et qualitatifs
    • 2ème journée:

      • 9h - 12h30: (avec 15 minutes de pause dans la matinée):
        • Le traitement
        • L’auto-évaluation
        • Les techniques utilisées (le ralentissement, le tapping).
      • 12h30 - 14h: repas

      • 14h00 - 17h00: (avec 15 minutes de pause dans l’après-midi):
        • Vidéos et exercices pratiques en atelier
        • Etude de cas cliniques.
      • 17h00 - 17h30: Questionnaire de satisfaction + questionnaire de validation des acquis. Correction etconclusion.
  • Durée:

    2 jours soit 14 heures en présentiel
  • Déroulé pédagogique de l’action:

    1. Activité d’analyse des pratiques (APP) en non présentiel, pré-session cognitive (grille à remplir directementsur le internet de l’AEPVLC www.aepvlc.fr).
    2. Session cognitive présentielle.
    3. Activité d’EPP en non-présentiel, post-session cognitive.
  • Mise en œuvre des méthodes HAS:

    Approche dominante : cognitive complétée par une action d’analyses des pratiques articulée avec l’action cognitive.
  • Moyen d’Encadrement:

    Un représentant de l’AEPVLC, sera présent lors de cette formation, pour assurer le suivi de l’enseignement et vérifier lebon fonctionnement de la formation.

    Une liste d’émargement sera signée au début de chaque demi-journée.

    Le responsable des relations avec les stagiaires est joignable par téléphone au 06.95.68.56.74, par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.ainsi que par courrier postal à : AEPVLC – 11 rue du Haut Pavé – 91150 – ETAMPES.
  • Méthodes pédagogiques mises en œuvre:

    • Support power point/pdf remis au stagiaire 10 jours avant le début du module,
    • Supports écrits et vidéos,
    • Ateliers, travaux pratiques, jeux de rôle.
  • Méthodes d’évaluation de l’action proposée:


    Questionnaire d’Evaluation des Pratiques Professionnels:

    La grille d’EPP est une méthode d’évaluation des pratiques qui mesure les écarts entre la pratique réelle observéeet la pratique attendue ou recommandée (recommandations de bonne pratique…) à partir de critères d’évaluation.

    En fonction des résultats d’une première analyse des pratiques professionnels, les professionnels mettent en place desactions d’amélioration de la qualité des soins.

    L’impact de ces actions est évalué par une nouvelle mesure des écarts entre la pratique réelle observée et la pratiqueattendue ou recommandée selon les mêmes critères d’évaluation.

    Questionnaire de satisfaction:

    Un questionnaire de sortie de stage (évaluation critique de la formation par les participants) sera remis auxstagiaires à la fin de la session présentielle.

    Questionnaire d’évaluation des acquis:

    Analyse collective et rétrospective de cas cliniques ayant pour objectif la mise en œuvre et le suivi pour améliorerla qualité et la sécurité des soins.

    Questionnaire d’évaluation de l’amélioration des pratiques à distance:

    Les questionnaires de satisfaction font l’objet d’une analyse qualitative et quantitative des résultats pourl’Association.

    Les questionnaires d’évaluation des acquis sont analysés par le formateur.

    L’analyse des réponses aux questionnaires met en évidence les moyens pédagogiques ayant eu le plus d’impact sur la pratique professionnelle des stagiaires, leur satisfaction et leur implication, ce qui permet au comité de pilotage de dégager des axes pertinentsd’amélioration des formations ultérieures à mettre en œuvre, en terme de contenu, d’objectifs de formation, et de moyens.
  • Bibliographie:

    • Alm, P. (2011). Cluttering: A neurologicalperspective. In D. Ward & K. Scaler Scott (Eds.), Cluttering : Research, Intervention and Education. East Sussex, UK: Psychology Press.
    • Bakker, K., Myers, F. L., Raphael, L. J. &St. Louis, K. O. (2011). A preliminary comparison of speech rate, self-evaluation, and disfluency of people who speak exceptionally fast, clutter,or speak normally. In D. Ward, & K. Scaler Scott (Eds.) Cluttering: Research, Intervention and Education. East Sussex, UK : Psychology Press.
    • Bretherton-Furness, J., & Ward, D. (2012.Lexical access, story re-tellng and sequencing skills in adults who clutter and those who do not. Journal of Fluency Disorders, 37(4), 214.-224.
    • Daly, D.A., & Burnett-Stolnack, M. (1995).Identification of and treatment planning for cluttering clients: Two practical tools. The Clinical Connection 8, 1-5.
    • Howell, P., & Dworzynski, K.(2005). Planningand execution processes in speech control by fluent speakers and speakers who stutter. Journal of Fluency Disorders, 30(4), 343-354.
    • Myers, F. L. (2012). Clinical Management ofCluttering. L'orthophoniste, 322, 19-26.
    • *Myers, F. L. (2011). Treatment of cluttering: Acognitive-behavioral approach centered on rate control. In D. Ward & K. Scaler Scott (Eds.) Cluttering: Research, intervention, education.
    • Myers, F. L. (1996). Cluttering: A synergisticframework. In F. L. Myers & K. O. St. Louis (Eds.), Cluttering: A clinical Perspective. Leicester: FARCommunications Reissued: San Diego, CA: Singular, 1996.
    • Myers, F. L., Bakker, K. (2014). Experts'saliency ratings of speech-language dimensions associated with cluttering. Journal of Fluency Disorders, 35-42.
    • Myers, F. L., & and Bradley, C. L. (1996).Clinical management of cluttering from a synergistic framework. In F. L. Myers & K. O. St. Louis (Eds.), Cluttering: A Clinical Perspective. Leicester: FAR Communications Reissued: San Diego, CA: Singular, 1996.
    • *Myers, F. L., & St. Louis, K. O. (2007).Cluttering [DVD]. Nashville, TN: The Stuttering Foundation.
    • Preus, A. (1996). Cluttering or stuttering:Related, different or antagonistic disorders. In F. L. Myers and K. O. St. Louis (Eds.), Cluttering: A clinical perspective. Leicester:    FAR Communications. Reissued: San Diego, CA: Singular, 1996.
    • St. Louis, K.O. & Myers, F.L. (1995).Clinical management of cluttering. Language, Speech, and Hearing Services in the Schools, 26, 187-194.
    • St. Louis, K. O., Myers, F. L., Bakker, K., Raphael, L. J. (2004). Clinical and research perspectives on cluttering. In Georgieva, D. (Ed.), Fluency Disorders: New Research Perspectives. Sofia, Bulgaria:Grafis. (pp 246-288) (In Bulgarian)
    • St. Louis, K. O., Myers, F. L., Bakker, K.,& Raphael, L. J. (2007). Understanding and treating cluttering. In E. G. Conture & R. F. Curlee (Eds.) Stuttering and related disorders of fluency, 3rd ed.. NY: Thieme.
    • St. Louis, K. O., & Schulte, K. (2011). Definingcluttering: The lowest common denominator. In D. Ward & K. Scaler Scott (Eds.), Cluttering: Research,intervention, education. East Sussex, UK: Psychology Press.
    • Van Zaalen, Y., & Reichel, I. (2015).Cluttering: Current Views on Its Nature, Diagnosis, and Treatment. Bloomington, IN: iUniverse.
    • VanZaalen, Y., Wijnen, F., & Dejonckere, P.H. (2009). Language planning disturbances in children who clutter or have learning disabilities, International Journal of Speech and Language Pathology,11(6), 496-508.
    • VanZaalen, Y., Wijnen, F., & Dejonckere, P. H. (2009). Differential diagnosis between cluttering and stuttering. Journal of Fluency Disorders, 34(3), 137-154.
    • VanZaalen, Y., Wijnen, F., & Dejonckere, P.H.(2011). Cluttering assessment: Rationale, tasks and interpretation. In D. Ward & K. Scaler Scott (Eds.) Cluttering: Research, intervention,education. East Sussex, UK: Psychology Press.
    • Ward, D. (2011). Scope and constraint in thediagnosis of cluttering: Combining two perspectives. In D. Ward & K. Scaler Scott (Eds.), Cluttering: Research, intervention, education.